#Myanmar/#Bangladesh. Les personnes âgées privées de leur dignité dans les camps après avoir subi des atrocités commises par l’armée.. #Vidéo

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أخر تحديث : mercredi 19 juin 2019 - 8:45
#Myanmar/#Bangladesh. Les personnes âgées privées de leur dignité dans les camps après avoir subi des atrocités commises par l’armée.. #Vidéo

Des dizaines de milliers d’hommes et de femmes âgés appartenant à des minorités ethniques de tout le Myanmar qui ont subi des atrocités aux mains des militaires et qui ont été forcés de s’enfuir de chez eux sont abandonnés par un système humanitaire qui ne répond souvent pas de façon satisfaisante à leurs besoins, y compris en ce qui concerne leurs droits, écrit Amnesty International dans un rapport rendu public mardi 18 juin

Ce rapport intitulé « J’ai passé ma vie à fuir » : Personnes âgées au Myanmar, une vie de conflit et de déplacementexpose les résultats de la première enquête exhaustive menée par l’organisation sur la question spécifique du non-respect des droits et de la dignité des personnes âgées dans un contexte de crise et de conflit armé, et dans le cadre de la fourniture de l’aide humanitaire

Depuis plusieurs décennies, les minorités ethniques du Myanmar sont de façon récurrente victimes de violations commises par l’armée. De nombreuses personnes âgées victimes d’atrocités perpétrées lors des récentes opérations militaires avaient déjà subi des violences similaires quand elles étaient des enfants ou de jeunes adultes. Le récit des terribles épreuves qu’elles ont traversées jette une lumière crue sur les violences commises de longue date par l’armée, et souligne le besoin de justice, a déclaré Matthew Wells, principal conseiller d’Amnesty International pour les situations de crise

Depuis plusieurs décennies, les minorités ethniques du Myanmar sont de façon récurrente victimes de violations commises par l’armée. De nombreuses personnes âgées victimes d’atrocités perpétrées lors des récentes opérations militaires avaient déjà subi des violences similaires quand elles étaient des enfants ou de jeunes adultes. Le récit des terribles épreuves qu’elles ont traversées jette une lumière crue sur les violences commises de longue date par l’armée, et souligne le besoin de justice

Matthew Wells, principal conseiller d’Amnesty International pour les situations de crise

Plus d’un million de personnes ont été déplacées dans des camps en raison du conflit et des violences commises par l’armée, et parmi elles figurent des dizaines de milliers d’hommes et de femmes âgés. La communauté humanitaire a réagi de façon admirable crise après crise, sauvant d’innombrables vies. Mais les personnes âgées pâtissent des failles d’un système qui néglige souvent leurs besoins spécifiques. L’aide humanitaire doit mieux tenir compte des besoins spécifiques des différentes personnes

Ce rapport est basé sur 146 entretiens menés avec des femmes et des hommes âgés appartenant aux minorités ethniques kachin, lisu, rakhine, rohingya, chan et ta’ang. Ces entretiens ont été réalisés lors de trois missions menées au Myanmar dans l’État d’Arakan, l’État kachin et le nord de l’État chan, et dans des camps de réfugiés du sud du Bangladesh, entre décembre 2018 et avril 2019. Les personnes interrogées étaient âgées de 54 à plus de 90 ans

Crimes commis par l’armée contre des personnes âgées

Dans le contexte des atrocités commises par l’armée du Myanmar dans les États d’Arakan, kachin et chan, les personnes âgées sont confrontées à des dangers bien spécifiques. Quand, sur un préavis de l’armée, les villages sont désertés, certaines personnes âgées restent sur place souvent en raison de leur fort attachement à leur maison et à leurs terres ou parce qu’elles sont physiquement incapables de fuir. Lorsqu’ils trouvent des femmes et des hommes âgés, les soldats les arrêtent de façon arbitraire, les torturent et parfois ils les tuent

Un paysan rakhine de 67 ans qui est resté sur place quand la plupart des habitants de son village ont fui, en mars 2019, en partie parce qu’à cause d’un important handicap auditif il n’avait pas entendu les affrontements, non loin du village, entre l’armée birmane et l’Armée d’Arakan (AA), a raconté ce que les soldats birmans ont fait après l’avoir forcé à sortir de chez lui : « Quand je suis arrivé là où se tenait le capitaine, les soldats m’ont attaché les mains […] dans le dos, avec une corde qui est utilisée pour le bétail. Ils m’ont demandé : Est-ce que l’AA est venue dans le village ? J’ai répondu que non, je n’avais pas du tout vu [l’AA] et ensuite les soldats m’ont battu

Quand l’armée a attaqué les Rohingyas en 2017, un grand nombre d’hommes et de femmes âgés sont morts brûlés vifs dans leur maison. Mariam Khatun, une Rohingya âgée d’environ 50 ans, s’est enfuie dans la forêt, près de chez elle, avec ses trois enfants quand des soldats birmans sont arrivés dans son village, dans la municipalité de Maungdaw. Mes parents sont restés dans la maison, a-t-elle expliqué. J’avais déjà deux jeunes enfants, comment aurais-je pu les emmener eux aussi ? […] Mes parents étaient physiquement incapables de bouger

Quand elle a atteint la rivière avec ses enfants, Mariam Khatun a regardé derrière elle et elle a vu le village en feu, en sachant que ses parents se trouvaient toujours dans la maison

Amnesty International a examiné les listes d’habitants de différents villages rohingyas qui ont été tués, et cet examen montre que les personnes âgées ont été touchées de façon disproportionnée. Une étude chiffrée réalisée par Médecins Sans Frontières a abouti à la même conclusion, indiquant que dans le mois qui a suivi le lancement des opérations militaires, le 25 août 2017, les plus forts taux de mortalité ont – de loin – été observés chez les femmes et les hommes rohingyas de plus de 50 ans

Pour les personnes âgées qui ont fui l’État d’Arakan et l’État kachin, le voyage à travers les régions montagneuses des zones frontalières a souvent été difficile, et les choses ont encore été aggravées par le fait que l’armée a bloqué les routes principales et restreint l’accès à l’aide humanitaire. Amnesty International a rassemblé des informations sur plusieurs cas de personnes âgées qui ont perdu la vie alors qu’elles tentaient de fuir pour trouver la sécurité, parce qu’elles n’ont pas pu obtenir de soins médicaux

Par amnesty.org

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