La coalition d’Angela Merkel à rude épreuve

مشاهدة
أخر تحديث : vendredi 19 juillet 2019 - 8:49
La coalition d’Angela Merkel à rude épreuve

La concomitance entre les élections régionales à l’est du pays et la bataille pour la présidence du SPD promet d’être éprouvante pour le gouvernement Merkel

Analyse. La grande coalition d’Angela Merkel est-elle au bord de la rupture ? La question a de nouveau été posée à l’occasion de la nomination d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission européenne. Contestée par le Parti social-démocrate (SPD), la désignation de la ministre allemande de la défense, membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Mme Merkel, a donné lieu à une scène inédite : sur les vingt-huit chefs d’Etat et de gouvernement appelés à se prononcer sur le nom de Mme von der Leyen, lundi 1er juillet, à Bruxelles, la chancelière allemande est la seule à ne pas avoir pris part au vote. Faute d’un gouvernement capable de parler d’une seule voix, l’Allemagne s’est abstenue, et ce à un moment pourtant historique : depuis Walter Hallstein, qui présida la Commission européenne de 1958 à 1967, aucun Allemand n’avait accédé à ce poste

Que cet épisode souligne la fragilité de la grande coalition au pouvoir à Berlin, c’est une évidence. Qu’il signe son arrêt de mort à court terme, c’est moins sûr. Au SPD, seul l’ancien ministre des affaires étrangères Sigmar Gabriel a déclaré que la nomination de Mme von der Leyen était « une raison de quitter le gouvernement ». Aucun autre ténor du parti n’est allé aussi loin, ce qui est un bon indicateur des limites que le SPD n’est pas prêt à franchir. Du moins pour le moment

Les prochains mois pourraient changer la donne. Outre-Rhin, la rentrée politique s’annonce périlleuse. D’abord à cause des élections régionales prévues en Saxe et dans le Brandebourg, le 1er septembre, puis en Thuringe, le 24 octobre. Dans ces trois Länder d’ex-Allemagne de l’Est, où le parti d’extrême droite pourrait dépasser les 20 %, le SPD se prépare à subir de lourdes pertes. En particulier dans le Brandebourg, la seule des régions dont il préside l’exécutif et où les sondages le créditent de 19 % des voix, soit un recul de 13 points par rapport au scrutin de 2014

Par Thomas Wieder – lemonde.fr

رابط مختصر

أضـف تـعـلـيق 0 تـعـلـيـقـات

* الإسم
* البريد الألكتروني
* حقل مطلوب

البريد الالكتروني لن يتم نشره في الموقع

شروط النشر:

عدم الإساءة للكاتب أو للأشخاص أو للمقدسات أو مهاجمة الأديان أو الذات الالهية. والابتعاد عن التحريض الطائفي والعنصري والشتائم.

ان كل ما يندرج ضمن تعليقات القرّاء لا يعبّر بأي شكل من الأشكال عن آراء اسرة Free Opinions | فضاء الآراء الالكترونية وهي تلزم بمضمونها كاتبها حصرياً.