Comment Washington a poussé l’Irak dans les bras de l’Iran

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أخر تحديث : vendredi 10 janvier 2020 - 6:59
Comment Washington a poussé l’Irak dans les bras de l’Iran

L’Irak est le théâtre des tensions exacerbées entre ses « deux parrains » : les Etats-Unis et l’Iran. Si le pays réclame l’expulsion des Américains depuis la mort du général iranien Soleimani, il est divisé sur l’ingérence de l’Iran

Analyse. La plus douce vengeance que pourrait imaginer l’Iran après l’assassinat du général Ghassem Soleimani serait d’achever le dessein qu’il n’a pu accomplir de son vivant : bouter les troupes américaines hors d’Irak. Téhéran n’a jamais été aussi près de ce but qu’après le vote par le Parlement irakien, dimanche 5 janvier, d’une résolution demandant à l’exécutif d’organiser le départ des forces étrangères du pays. Ce texte, certes symbolique et laissant ouvert le champ des possibles sur les modalités d’un retrait – complet ou partiel, immédiat ou étalé dans le temps –, acte néanmoins le profond malaise qui s’est immiscé entre Washington et Bagdad

En violant la souveraineté irakienne pour éliminer le général Soleimani et son lieutenant en Irak, Abou Mahdi Al-Mohandes, Washington a ravivé les démons d’un antiaméricanisme qui n’avait jamais été aussi vindicatif depuis l’occupation américaine de 2003-2011. Il a fourni à l’Iran et à ses alliés irakiens, les partis religieux et milices chiites déstabilisés depuis octobre par une contestation populaire, une occasion de faire taire leurs détracteurs. Et, dans la lutte d’influence à laquelle se livrent les deux parrains rivaux depuis la chute du dictateur Saddam Hussein, Téhéran pourrait bien avoir marqué un point décisif sur Washington. Le départ des troupes américaines ferait de lui le seul maître de l’Irak

Des errements depuis 2003

Il y a encore six mois, personne n’osait imaginer que les Etats-Unis puissent être forcés de quitter l’Irak et de le livrer à l’Iran. Surtout après y avoir perdu plus de 4 000 soldats et avoir investi 1 000 milliards de dollars depuis 2003. Encore moins au regard de la volonté affichée à Washington de contrer l’influence de l’Iran dans la région. Nombreux sont ceux qui désormais se demandent si le président américain Donald Trump souhaite lui-même y maintenir des troupes, alors qu’il ne cache pas sa volonté de se désengager de la région. A-t-il même essayé de gagner la lutte d’influence qui oppose les Etats-Unis à la République islamique dans le pays 

Par Hélène Sallon – lemonde.fr

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