#Cinéma. Les expériences sensorielles de Mario Bava

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أخر تحديث : dimanche 30 juin 2019 - 3:16
#Cinéma. Les expériences sensorielles de Mario Bava

La Cinémathèque française, à Paris, consacre une rétrospective au réalisateur italien dont plusieurs films ressortent parallèlement en salle

Plus on redécouvre l’histoire du cinéma populaire italien, qui connut un âge d’or dans les années 1960, plus on se rend compte quel formidable laboratoire d’expériences formelles il put être, sous couvert d’un opportunisme économique sauvage et d’un recours intarissable au recyclage de formules à succès. Hormis le cas de Sergio Leone, devenu une légende à lui seul pour avoir donné une seconde vie au western, l’une des figures les plus mémorables de cette période reste Mario Bava (1914-1980), touche-à-tout illusionniste et maître du cinéma horrifique, précurseur de genres hybrides allant du gothique transalpin (Le Masque du démon, 1960) au slasher [sous-genre du film d’horreur] (La Baie sanglante, 1971), en passant par ce fameux thriller à l’italienne nommé « giallo » (Six femmes pour l’assassin, 1964). Dans le sillon de la rétrospective que lui consacre La Cinémathèque française, du 3 au 28 juillet, s’engouffrent également dans les salles de répertoire trois ressorties de ses films en version restaurée, ainsi que la publication d’un essai, Mario Bava. Le magicien des couleurs, de Gérald Duchaussoy et Romain Vandestichele (Lobster, 120 p., 12 €). Autant d’indices de l’ennoblissement irrésistible d’une œuvre longtemps passée pour secondaire et bassement commerciale

Mario Bava fut d’abord, à l’image de son père, directeur de la photographie, et un truquiste hors pair

Né dans le sérail, Mario Bava fut d’abord, à l’image de son père, directeur de la photographie, doublé d’un truquiste hors pair, capable de véritables prodiges comme de faire vieillir une actrice en temps réel par un simple jeu de lumières filtrées (Les Vampires, de Riccardo Freda, 1957). Après avoir achevé quelques films pour d’autres, son passage officiel à la mise en scène se fait au début des années 1960, avec Le Masque du démon, sombre histoire de sorcellerie d’après Gogol, qui fait basculer le fantastique hors des territoires éthérés de la suggestion, vers une approche explicite reposant sur un traitement audacieux et inventif de la photographie (ici un somptueux noir et blanc). Bava inaugure alors une décennie incroyablement prolifique, construisant à toute vitesse une œuvre qui frappe aujourd’hui 

Par Mathieu Macheret – lemonde.fr

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